Depuis 1963 — Guillon Sablage : Sablage, Aérogommage, Cryogénie & Peinture à Etoy
Le sablage : la méthode « choc » pour les gros travaux de décapage
Portail en fer forgé rongé par la rouille, coque de bateau, mur en béton couvert de graffitis tenaces ? Face à ces surfaces dures et très encrassées, la brosse métallique ou l’huile de coude ne suffisent pas — il faut une méthode plus radicale.
Le sablage est la technique historique et la plus puissante de décapage (en savoir plus sur le principe du sablage) : on projette un abrasif à très haute pression (7 à 12 bars) directement sur la surface, pour arracher rouille profonde, vieilles peintures épaisses et calamine et repartir d’une surface saine.
Sablage ou aérogommage : une nuance qui évite les catastrophes
Confondre les deux peut abîmer irrémédiablement un objet fragile. Le sablage travaille en haute pression et attaque en profondeur — parfait pour le « dur » (métal, béton), beaucoup trop puissant pour du bois ou du mobilier ancien, qu’il détruirait en quelques secondes. Pour ces matériaux tendres, c’est l’aérogommage — travail en basse pression, plus doux — qu’il faut utiliser. Voir la page Aérogommage →
Quand utiliser le sablage ?
- Métaux ferreux — jantes, châssis, poutrelles, grilles en fer forgé : le sablage met le métal à blanc, sans aucune chance pour la rouille.
- Béton et pierre dure — piscines, murs de fondation. À éviter en revanche sur les pierres tendres (tuffeau, calcaire fragile), qui seraient endommagées.
- Gros volumes — bateaux en acier, remorques agricoles, bennes : dès que la surface est grande et le matériau résistant, le sablage est imbattable en rapidité.
Pourquoi choisir le sablage plutôt qu’une méthode plus douce
- Rapidité — haute pression et débit important permettent d’avancer vite sur de grandes surfaces.
- Accroche pour la peinture — le sablage crée une rugosité de surface idéale pour les peintures antirouille et thermolaquages, qui tiennent alors 20 ans.
- Coût au m² — souvent plus économique que l’aérogommage sur les très gros chantiers, car le temps de traitement est réduit.
Un procédé maîtrisé depuis 150 ans
Le premier brevet de sableuse a été déposé en 1870 par B.C. Tilghman. Le principe reste le même aujourd’hui : chaque grain projeté génère de l’énergie cinétique à l’impact (Ek = ½mv²) — plus la vitesse est élevée, plus l’effet est puissant. La maîtrise du métier consiste à choisir la bonne granulométrie et la bonne dureté d’abrasif (échelle de Mohs) selon le support, pour ne jamais endommager ce qu’on cherche à nettoyer.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser du sable de plage ? Non — il contient du sel (qui favorise la rouille) et n’est pas calibré (il bouche la machine). Le sable riche en silice libre est par ailleurs interdit car dangereux pour les poumons ; nous utilisons des abrasifs spécifiques (corindon, grenaille, scories).
Quel équipement de protection faut-il ? Combinaison intégrale, gants épais et casque ventilé sont indispensables — la poussière générée est importante et le rebond de l’abrasif peut blesser.
Peut-on sabler des volets en bois ? Non — le résultat serait un bois abîmé façon « bois flotté ». Pour le bois, c’est l’aérogommage qu’il faut utiliser.
Faut-il traiter le métal après sablage ? Oui, immédiatement — une fois à nu, le métal rouille en quelques heures au contact de l’humidité de l’air. L’apprêt antirouille doit être appliqué juste après le décapage.

