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L’hydrogommage : décaper sans poussière

L’hydrogommage est la solution pour décaper une façade encrassée ou un muret sans transformer le chantier en nuage de poussière — c’est la limite classique du décapage à sec, cette poussière volatile qui s’infiltre partout, y compris chez le voisinage.

Le principe : air, abrasif et eau

L’hydrogommage reprend le principe de l’aérogommage (projection à basse pression d’un abrasif fin), en ajoutant de l’eau sous forme de brumisation. L’eau capture la poussière dès la sortie de la buse et la plaque au sol — le résultat est une légère boue à nettoyer en fin de chantier, plutôt qu’un nuage de poussière en suspension.

Sec ou humide : un choix qui dépend du support

L’eau change la donne selon le matériau traité. Sur du bois ou du métal, l’humidité pose problème — gonflement du bois, rouille quasi immédiate du métal — c’est donc l’aérogommage à sec qu’il faut privilégier. Voir la page Aérogommage → Sur la pierre et le béton, à l’inverse, l’eau réduit encore l’impact sur le support et supprime la volatilité — c’est le terrain de prédilection de l’hydrogommage.

Quand utiliser l’hydrogommage ?

  • Ravalement de façade — la méthode de référence pour nettoyer une façade en pierre de taille, en brique ou en béton noircie par la pollution urbaine, sans abîmer le calcin (la couche protectrice naturelle de la pierre). Découvrez notre page Ravalement de façades →
  • Effacement de graffitis — retrait de la peinture couche par couche, sans laisser de trace fantôme ni creuser le support.
  • Monuments et dallages — terrasses, statues, fontaines envahies par la mousse ou le lichen : l’eau rince en même temps qu’elle décape.

Pourquoi choisir l’hydrogommage plutôt qu’un nettoyage haute pression

  • Un chantier plus propre — la poussière tombe sous forme de résidu humide au pied du mur, sans besoin de bâcher toute la façade.
  • Un support respecté — contrairement au nettoyeur haute pression (jusqu’à 150 bars, qui peut fissurer les joints ou rendre la pierre poreuse), l’hydrogommage travaille en dessous de 4 bars : c’est l’abrasif qui nettoie, pas la pression de l’eau.
  • Moins d’abrasif consommé — l’eau donne à l’abrasif un effet de masse qui le rend plus efficace, à quantité moindre qu’en gommage à sec.

Questions fréquentes

L’hydrogommage consomme-t-il beaucoup d’eau ? Non — il s’agit de brumisation, avec une consommation bien inférieure à celle d’un nettoyage haute pression classique.

Que deviennent les résidus ? Un mélange d’eau, d’abrasif et de vieille peinture ou vernis, à nettoyer au sol avant qu’il ne sèche.

Peut-on utiliser l’hydrogommage sur du métal ? Déconseillé sans précaution — l’eau associée à l’air crée une rouille éclair en quelques minutes sur du métal nu. Un inhibiteur de rouille spécifique est nécessaire si c’est incontournable ; pour le métal, l’aérogommage à sec reste la meilleure option.

Est-ce un procédé facile à mettre en œuvre ? Le réglage du débit d’eau demande de l’expérience — trop d’eau rend le nettoyage inefficace, pas assez et la poussière réapparaît.

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